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Mithridate Voleur impénitent (en cours)

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Mithridate
Âme errante

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MessageSujet: Mithridate Voleur impénitent (en cours) Ven 21 Fév - 22:04


  Mithridate
 

 
« N’oublie jamais que tu n’es pas de leur monde »
IDENTITÉ

 

• Nom : Mithridate
• Âge : 25 ans
• Lieu de naissance : Byblos, Phénicie
• Statut : Voleur
• Orientation sexuelle : Hétérosexuel
• Éternel ou Mortel prédéfini ? Eternel
• Conscience de son immortalité ? A décelé depuis peu l’étonnante capacité de son organisme à encaisser la douleur et à récupérer de ses blessures, mais a choisi de ne pas y accorder d’importance pour l’instant.
• Dieu loué/idéal : Vénère tous les dieux par opportunisme et habitude, mais aucun en particulier. Vénère surtout ses intérêts et la satisfaction immédiate de ses désirs.

 
PHYSIQUE

 

 • Taille : 175cm
 • Poids : 72kg
 • Corpulence : Sec, souple.
• Âge apparent : 22 – 25 ans
 • Tics : Serre la mâchoire quand il est en colère, manipule des pieces de cuivre quand il est agacé ou stressé.
 • Signes particuliers : Brûlures sur le corps et le visage hérité de son enfance, qu’il doit masquer du soleil.
 • Autres : blabla

 

 
Caractère

 

Mithridate est un paria et il en a conscience. De là vient son caractère fuyant et méfiant. L’adaptation à son environnement étant de par son « métier » une condition de sa survie, on ne s’étonnera pas de son cynisme et de son pragmatisme revendiqué fièrement. Inconstant dans ses affections et amitiés, les relations sociales sont pour lui affaire d’intérêts mutuels bien compris (les siens en l’occurrence).
Il n’en demeure pas moins un être de sang-froid au calme olympien, sauf lorsqu’il sent que la situation lui échappe : il est alors sujet à de brusques (mais rares) colère homérique.
Curieux de par ses origines et son éducation, il a fait de ce trait un atout majeur dans son métier, les bonnes informations étant la clé de voute de ses succès. Associé à son talent naturel pour les langues, Mithridate est particulièrement apte à s’intégrer dans n’importe quelles classes ou sociétés.
Phénicien originaire de Byblos, opérant pour l’instant à Memphis, Mithridate se revendique de partout et donc de nulle part. Il ne faudra donc pas attendre de lui un attachement particulier à une cité. Les civilisations, les pharaons, les guerres, quel intérêt pour sa survie quotidienne ? Aucun.
S’il a su développer une remarquable intelligence organisationnelle dans le crime, cela ne le rend pas pour autant visionnaire ou particulièrement mûr pour saisir les grands bouleversements de son temps. Son intelligence s’exerce uniquement à courte vue. Pour le reste, il se contente de vivre et de laisser-vivre.
Cet hédonisme l’amène à rechercher avidement la compagnie d’une outre de vin, d’une bière et autres excitants grisants. Car lorsqu’il ne « travaille » pas, Mithridate est confronté à de profondes crises de neurasthénie, d’ennui, et à la profonde vacuité de son existence sans gloire. Crises qu’il doit alors absolument combler pour que sa raison ne vacille pas. Voilà pourquoi il ne reste jamais longtemps inactif et statique, voyageant beaucoup, toujours en quête du déclic, de l’opportunité qui fera basculer le cours de sa vie.
Car enfin Mithridate est doté d’une lucidité acérée qui ne l’épargne pas. Il n’a pas toujours été un sombre voleur. Orgueilleux, il ne se résigne jamais et se destine à une carrière plus auguste. Rétif à toute forme d’autorité, il a en lui une soif de chaos et de destruction en même temps qu’un désir effréné de respectabilité. Un aventurier donc, méprisant profondément les biens-nés ayant acquis des droits supérieurs par simple hérédité. Car comme le lui répétait sa mère lorsqu’il n’était encore qu’un enfant : « N’oublie jamais que tu n’es pas de leur monde ».
Voilà une sage maxime pour un voleur, assurément.

 

 
Histoire

 

C’est à Gubal (ou Byblos comme la nomme les Grecs), capitale du bon mlk Ahiram, vassal de Pharaon, en plein cœur de la Phénicie, qu’est né Mithridate. Fière Cité à l’histoire plurimillénaire, Byblos s’est enrichie grâce à l’importation de papyrus venue d’Egypte en l’échange du fameux bois de cèdre de son arrière-pays. D’ailleurs les premiers souvenirs que Mithridate conservera plus tard de son enfance, ce sont l’atmosphère et les senteurs des ces épaisses forêts - ancienne demeure du géant Humbaba - lors de balades avec son père. En dévalant les nombreux cours d’eau ils traversaient les oliveraies, les champs de vigne et de céréales pour déboucher directement par l’est sur la haute ville et la résidence du mlk. Après être passé sous la grande porte en adressant une rapide prière à Baalat Gebal, la Dame de Byblos (qui, Mithridate l’apprendrait plus tard, venait en fait d’Egypte et s’appelait Hathor), on longeait en pente douce la nécropole royale et les bt des divinités vers le nord pour enfin arriver chez eux, au cœur de Byblos, le port.

La famille de Mithridate était en effet intimement liée à son port et à son important commerce. Son père, au départ simple bûcheron à la force herculéenne et mystérieuse, avait réussi à s’élever pour devenir un emporos, un négociant envoyant ses marchandises jusqu’aux confins du monde connu en louant les services de nauclère et de leurs navires. Peau tannée par le travail au soleil (comme tous les Phéniciens cependant), port altier que l’abatage du bois n’avait pas atteint, son père respirait la santé et l’aisance tranquille. Bois de cèdre, phoinix (rouge pourpre), cette teinture que le monde enviait, verre et amphore, garum, toutes ses marchandises de Byblos étaient achetées et revendues par son père. Il était régulièrement reçu par le roi pour les informations qu’il était susceptible de recueillir de par ses voyages, et présidait dans son quartier la marzeah rendant un culte à Reshep, le dieu de la guerre.

Mithridate et sa mère reçurent ses bienfaits sans prendre en compte la chance qu’ils avaient. La mère de Mithridate était une des nombreuses filles du khn de Byblos, le grand prêtre d’Astarté, et avait grandi dans le respect dû à sa famille. Son mariage fut une formalité, une alliance entre une vieille famille et un jeune homme venu de nulle part mais dont la soudaine fortune avait forcé le respect. La tendresse ne fut pas absente de cette union cependant, et Mithridate naquit rapidement.
Il grandit dans cette atmosphère insouciante en recevant la meilleure instruction de sa famille maternelle, et apprit à parler l’égyptien et l’akkadien couramment et à se débrouiller en hébreux.
Mais ce qu’il préférait par-dessus tout c’était suivre son père sur le port lors de ses négociations. Il apprit ainsi les rudiments du commerce et un vocabulaire maritime qui lui serait utile plus tard.

Cependant  comme Mithridate l’apprit à ses dépends, toute période idyllique a une fin, et il fut ainsi confronté à la mort et à la destruction alors qu’il sortait à peine de l’enfance. En effet, des rumeurs apparurent sur le port concernant de mystérieux peuples qui s’agitaient aux frontières du royaume Ougarite au nord. La chute de l’empire Hittite étant encore dans toutes les mémoires, ceux qui en avaient les moyens fuirent vers les cités insulaires de Tyr et Arwad. Contre l’avis de sa femme et de sa belle-famille, le père de Mithridate choisit de rester pour protéger ses biens, avec l’assurance du roi que ses troupes protégeraient la ville basse.
Bien entendu lorsque la horde déguenillée -qu’on répugnera à nommer armée- qui venait de faire chuter le royaume ougarite s’approcha des portes de la ville, le roi considéra finalement comme plus sage l’idée de se barricader dans le quartier royal. Aucune reddition ne fut demandée de la part des assaillants qui s’élancèrent sur une ville sans défense qu’ils pillèrent méthodiquement.
Ils trouvèrent néanmoins devant l’imposante demeure familiale le père de Mithridate qui fit front avec l’énergie du désespoir. Ce qui ne l’empêcha pas de finir haché menu. Son sacrifice ne fut cependant pas vain, ses agresseurs préférant oublier leurs pertes en brûlant au plus vite la bâtisse. Avec Mithridate à l’intérieur.
On ne peut qu’imaginer la terreur qui s’empara de cet enfant innocent face à la fureur de l’incendie. Terreur redoublée lorsqu’une poutrelle se détachant du toit manqua de l’écraser, mais le transformant au passage en torche humaine. La suite se déroula pour lui comme dans un songe : la course éperdue dans les rues de la ville à la recherche de quoi étouffer les flammes ; la sensation de fondre littéralement ; jusqu’à l’intervention salvatrice de sa mère au moment ou il allait s’évanouir. Tout cela recèle encore aujourd’hui pour lui une profonde sensation d’onirisme.

Néanmoins les conséquences étaient bien réelles. Son père mort, sa mère à la santé mentale ébranlée comme il le découvrirait plus tard, jusqu’aux profondes brûlures mordant sa chair, la réalité le rattrapait. Byblos détruite se relèverait, désormais libéré de Pharaon ayant d’autres lybiens à fouetter, mais sans un Mithridate désormais indigent.
Il était néanmoins en vie et se remettait étonnamment bien de ses lésions. Et un miracle n’arrivant jamais seul, une planche de salut se présenta bientôt en la personne d’Ounamon. Egyptien, doyen du portique du domaine d'Amon à Karnak, Ounamon était chargé par son supérieur, le grand prêtre Hérihor, de se rendre à Byblos afin d'aller chercher le bois nécessaire à la reconstruction de la grande barque Ouserhat, servant apparemment à transporter la statue d'Amon sur le Nil lors de la fête d'Opet. Tout ce charabia n’intéressa absolument pas Mithridate qui y vit seulement l’opportunité de fuir cette ville maudite. Avec forces flatteries, Mithridate qu’une idée fixe rendait éloquent, réussit à convaincre le brave homme de l’embaucher comme rameur pour payer le coût de la traversée jusqu’à la ville de Tanis pour lui et sa mère. Ounamon ayant été vertement éconduit par Zakarbaal le nouveau mlk (« Que Mot l’emporte, lui et toute cette engeance ! » s’écria Mithridate), le voilier de papyrus reprit sa route sans bois de cèdre mais avec Mithridate et sa mère à bord.

La traversée fut longue et éprouvante mais le travail physique de rameur convint parfaitement à Mithridate pour perdre de vue son ancienne vie : il décida d’oublier son père et Byblos. Finalement cette vie là lui convenait : il arrivait à plaisanter avec l’équipage en égyptien et pouvait passer pour un des leurs ; les embruns irritaient encore ses brûlures, qui cependant ne suppuraient plus et cicatrisaient parfaitement. Sa vie actuelle lui paraissait donc bien plus intéressante. Cette capacité d’adaptation horrifia sa mère, qui était de plus en plus sujet à des crises de tremblements et de sanglots incontrôlables. A force de persuasion il finit par connaître le fin mot de l’histoire : elle avait été violée pendant l’attaque par ceux là même qui avaient assassiné son mari. Elle éprouvait de la culpabilité et de la honte, et pensait avoir été maudite par les dieux. Cette idée fit bondir Mithridate qui déclara qui si c’était bien le cas, les dieux pouvaient aller se faire voir chez les mycéniens.

Cependant l’arrivée à Tanis changea temporairement la donne : sa mère se ressaisit et déclara qu’elle assurerait leur subsistance à tous les deux en travaillant. Quand à Mithridate, après avoir remercié chaleureusement Ounamon, il fut partagé entre la peur de l’inconnu et l’excitation en entrant dans la ville. Chose impensable auparavant, il disposait dorénavant d’énormément de temps libre et fut livré à lui-même. Sa mère le jetait à bas de sa paillasse chaque matin, déclarant devoir disposer pour elle seule de leur cahute près du port pour se concentrer sur son travail de tisseuse.

« Tant de choses à découvrir, et si peu de temps chaque jour que les dieux font » s’écria Mithridate. La vie s’offrait à lui, en la personne d’une ville et d’un peuple qu’il ne connaissait pas. Son opinion naviguait entre une méfiance instinctive, et la soif de découverte inextinguible qui l’animait face aux nobles égyptiens et aux féroces libyens.

Cette passion alliée au délaissement ou le laissait sa mère chaque jour un peu plus l’enhardissait. Il  se mit à naviguer de plus en plus dans des milieux interlopes, entre prostituées, voleurs et gardes corrompus. Que pouvait faire d’autre un enfant sans-le-sou ? Il tenta bien de rendre fière sa mère en lui ramenant l’obole : il travailla comme bouvier et berger, voyageant de Saïs à Thèbes, mais sa nature indomptable lui commanda de fuir de si basses besognes. Finalement il revint à ses premiers amours, l’écoute des hauts faits des malandrins qui peuplaient les tavernes de Tanis. Petit à petit son bagout naturel, hérité de son père, lui permit d’acquérir les codes et l’argot de ce milieu. C’en était fait de Mithridate le Phénicien, son destin fut tout tracé. Cet enfant devenu homme, élevé de prime jeunesse à rejoindre l’élite en suivant l’exemple de son père, choisirait désormais de s’élever par la rapine.

Après avoir fait ses preuves auprès de ses pairs en participant avec audace au  premier pillage de la Vallée des Rois, profitant par là des antagonismes grandissants entre Pharaon et les grands prêtres d’Amon, Mithridate revint enfin auprès de sa mère lui annoncer sa décision. Il mènerait désormais sa vie comme bon lui semble, menant grand train tant que la bonne fortune lui sourirait.

Néanmoins il était dit qu’un destin capricieux jalonnerait son parcours. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir dans leur masure sa mère aux bras d’un inconnu fort affairé ! Lui qui pensait se sacrifier par amour pour sa mère en tombant dans la fange, il découvrit qu’il n’était pas le seul à avoir le sens des responsabilités et de la famille. Sa mère, si orgueilleuse autrefois, n’avait pas hésité à offrir son corps et son honneur en pâture à d’illustres inconnus, pensant sauver son fils de ses mauvais penchants par l’argent ainsi obtenu. Si son intellect entrevit brièvement toutes ces implications, son cœur battant entre dégoût et admiration, son sang lui ne fit qu’un tour et lui commanda d’agir. Comme lors de cette sinistre journée à Byblos, tout ce passa comme dans un rêve. A peine eut-il fermé puis rouvert ses paupières que ses mains enserrés fortement la gorge du coupable. Quelques débattements plus tard et l’issue était réglé, nonobstant un cadavre fort encombrant. Ces nouveaux amis révélèrent à cette occasion tous leurs talents, transportant gracieusement le macchabé à l’affluent du Nil le plus proche. (« Gratuitement pour cette fois, mais à charge de revanche » prévinrent-ils)

Cependant le mal était fait et le lien rompu avec sa mère. Quand Mithridate revint quelques jours plus tard récupéré ses maigres biens et réglé ses comptes avec sa génitrice, ce fut pour découvrir son corps froid. Il comptait lui annoncer son départ vers Memphis afin d’être sur de ne plus jamais la revoir. Passé le choc, un grand silence se fit en lui. Il se jura de ne jamais oublier cette flétrissure en la gravant profondément dans son cœur.

Maintenant il était sans famille, sans amis, sans attaches et en partance pour une ville dont il ignorait les us et coutumes. En somme il était libre.
Il renifla un bon coup, se retourna et se dirigea vers l’embarcadère le plus proche en grommelant : « A nous deux Memphis ! ».

[en cours]

 
Et toi, t'es qui ?

 

• Nom du personnage sur l'avatar & son origine : Prince de Prince of Persia
• Forums fréquentés auparavant : Aucun, je me suis laissé tenter par cette nouvelle expérience grâce à l’enthousiasme communicatif d’Anibal.
• As tu des connaissances particulières en histoire? Des connaissances qui commencent à dater sur la période gréco-romaine oui,  mais pas spécifiquement sur l’Egypte antique. Je m’intéressais plus au XIXème siècle. J’ai toujours soif d’apprendre cependant.
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Asenath
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MessageSujet: Re: Mithridate Voleur impénitent (en cours) Sam 22 Fév - 13:28

Bienvenue à toi et bon courage pour la fin de ta fiche Smile
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Mithridate Voleur impénitent (en cours)

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