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Doyel, Sirène de Lybie

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Doyel
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MessageSujet: Doyel, Sirène de Lybie Dim 2 Fév - 14:39


  DOYEL
 

 
« Prends du vin, ne te soucie pas ni n'écoute le conseil du moutonnier. Les mots des gens ordinaires, que vaudront-ils ? » Hafez.
IDENTITÉ

 

• Nom : Doyel.
• Âge : 25ans.
• Lieu de naissance : Lybie.
• Statut : Artiste.
• Orientation sexuelle : Incertaine.
• Éternel ou Mortel prédéfini ? Eternelle.
• Conscience de son immortalité ? Aucunement.
• Dieu loué/idéal : Doyel aspire à la complémentarité de la trinité Osiris / Isis / Horus, et bien qu'elle se tourne vers l'étude de la religion elle n'en fait pas sa priorité.

 
PHYSIQUE

 

• Taille : 1,68m.
• Poids : 59kg.
• Corpulence : Moyenne.
• Âge apparent : 25ans.
• Tics : Pas vraiment, du moins tout se rapporte à des réactions plutôt qu’à des tics.
• Signes particuliers : Sa longue et abondante chevelure qu’elle chérit beaucoup, autrement elle a souvent des tatouages temporaires qui peuvent se répandre sur tout son corps.
• Autres : Rien à signaler.

 

 
Caractère

 
Chaque personne se laisse distinguer par ses attributs les plus flagrants. Les miens sont la douceur et une timidité farouche. Paradoxalement, je suis très abordable et à l’aise lors de mes représentations, mais ce n’est là qu’un vulgaire masque servant à m’adapter selon la situation. En dehors de la scène, j’ai tendance à ne pas toujours soutenir le regard de mes interlocuteurs, ma voix n’est plus aussi affirmée, les mots s’énoncent en de courtes phrases dans l’extrême nécessité. Mais on me pardonne ; je suis douce et attentionnée, à l’écoute des joies et des peines, des craintes et des rêves. J’ai remarqué que ma compagnie est appréciée pour cela ; je suis très discrète, je ne suis pas la personne charismatique que je joue et qui vole toute l’attention une fois sortie de scène, mais bien tout l’inverse. Je fais briller, je recentre l’attention sur ceux que j’entends. Par ailleurs, ma curiosité et mes question ne font qu’agrandir leur égo et me rendent davantage agréable.

Malgré mes nombreux contacts et les qualités que l’ont me trouve, je demeure une grande solitaire. Si parfois j’aime avoir des discussion ou un peu de compagnie, je ressens régulièrement une intolérance au monde et préfère me soustraire plutôt que de me forcer à rester. J’en profite pour me remettre en question, vaquer à mes activités, des fois à rêver dans de belles lectures ou rechercher un semblant de spiritualité en méditant ou en étudiant, ou encore à écrire.

J’ai une grande capacité d’adaptation bien que je sois en contrepartie peu courageuse, voir peureuse. Si je me trouve dans une situation difficile ou avec des choix à faire, ce ne sera que rarement bien calculé puisque le stress influe beaucoup sur mes réactions, et si des fois on me pense téméraire il ne s’agit en réalité que d’un accès de folie qui me pousse à agir. Il faut bien admettre que je préfère réussir et laisser ma volonté s’exprimer, mais cela crée une incompatibilité avec ma couardise et mon désir de rester en sécurité. De ce fait, je suis prête à beaucoup pour arriver à mes fins, mais j’ignore jusqu’où je peux aller puisque cela me rend imprévisible.

Dotée d’une grande sensibilité, cela entraîne mon empathie et aiguise ma compréhension d’autrui. Si je ne suis pas active, c’est que je préfère l’observation, ne négligeant aucun détails. Etant de nature expressive, je suis nulle pour ce qui est de mentir ou faire semblant. On devine facilement mes états d’âme, mais ce n’est pas comme si je m’en cachais, pour mon bonheur ou mon malheur. Je n’ai pas un caractère très fort, hélas. Il est facile de me toucher, en plus de cela je ne sais pas appliquer de vendetta, estimant que la rancune n’aide pas à avancer.

 

 
Histoire

 
Née d’une famille royale, ma présence en Égypte est un peu déroutante. Nombre de femmes rêveraient d’une vie longue et tranquille avec des loisirs instructifs et nécessitant peu d’efforts. Pour ma part, je n’y trouvais pas ma place, d’ailleurs je n’ai pas encore trouvée où je pouvais bien m’incruster.

Je vécus jusqu’à mon adolescence parmi une ribambelle de progéniture royale. Monsieur mon père, je ne le voyais que rarement, et ma mère, je ne la voyais jamais puis trop régulièrement. Peu fertile, elle avait du mal à garder les faveurs du souverain et ne demeurait qu’au rang de concubine. Deux fausses couches plus tard, ne réussissant pas à faire un héritier assez fort, elle se rappela qu’elle avait un brouillon, quelque part dans le gynécée. Ce brouillon, c’était moi. Au début j’étais une fillette tranquille et rêveuse, je passais des heures à lire de belles poésies et les exploits des grands de ce monde, puis Mère me sortit de mon cocon parfait. Avant qu’elle n’intervienne, je passais mes journées comme les autres princesses, entre la lecture, l’apprentissage des langues, de l’Histoire, mais aussi de l’art de séduire, de danser et de chanter.

Je n’avais pas de prénoms jusqu’alors, on ne m’appelait autrement que Ladan Deuxième, la première étant ma mère. Pendant 10 longues années j’avais été délaissée parmi la flopée de princes et princesses, jusqu’à ce que ma propre ma mère ignore mon existence. Bref, avant d’être elle-même oubliée, elle se rapprocha de moi. L’attention toute nouvelle de ma génitrice m’émut plus que jamais je ne fus touchée, et je la suivais comme un agneau confiant. Elle m’avait surprise à chanter en dehors de la classe, c’est cela qui l’intéressa. En toute objectivité, j’avais l’une des plus belles voix du palais, si ce n’était la plus belle. Son but était donc de profiter de mon talent, et des quelques autres que j’avais abouti de façon banale, pour que j’attire l’attention des bons partis.

L’adolescence approchant, elle se ravissait de ma beauté encore fraîche, plus précisément de ma chevelure incroyable dont elle prenait grand soin. D’être choyée par ma mère plutôt que par les servantes me fit grand plaisir, j’exécutais ses désirs à la lettre, faisant tout pour ne pas la décevoir. Guidée par ses mains de maître, je devins une artiste de renom dans le pays entier. On m’appelait pour les louanges de tel prince ou vanter la beauté de telle dame, les poètes écrivaient pour moi et on demandait à ce que je raconte les légendes les plus extraordinaires. A l’aube de mes 14ans, j’étais une fleur épanouie, prête à être cueillie par le prétendant que ma mère me choisirait. Satisfaite de ma popularité locale, elle affirmait que j’étais aussi belle et distinguée que ne l’étaient ma voix et mes poèmes.

Comprenant ses manigances, je ne dis rien dans un premier temps. Puis ce fut la révélation. . . ELLE fut ma révélation. Venant de Nubie, sa peau d’ébène et ses lèvres maquillée de rose comme un fruit juteux m’avaient déjà envoûtée. C’était lors d’une soirée calme, je venais de me reproduire et je prenais l’air au jardin, loin de la foule. Le parfum mielleux des dattes se laissaient porter par la brise, tout comme cette étrangère vint à moi. Je marchais d’un pas léger lorsque j’entendis souffler une voix suave à mon oreille :

« Bonsoir jolie chanteuse ! »

Me retournant et reculant vivement, j’avais une main sur ma poitrine. J’observais ses longues tresses qui se baladaient sur ses épaules et sa robe trop serrée pour sa poitrine - ou bien était-ce sa poitrine qui tendait trop la robe ? Même sa taille trop fine pour ses seins devait se poser la question ! Je ne murmurais qu’un bref bonsoir, ne sachant comment réagir face à cette femme. Mes yeux se baissèrent, mes paupières furent mi-closes, et je reprenais une posture plus présentable, les mains croisées devant moi.

« A qui ai-je l’honneur ? osai-je d’un ton timide.
- Je m’appelle Chéfet, prêtresse d’Isis. »

Nous parlâmes ensuite de choses diverses, ou du moins je l’écoutais et la questionnais, et elle répondait. La belle avait fuit son village avec sa famille à cause de troubles causés par les princes et autres petits gouverneurs, cela faisait plusieurs années qu’elle n’était pas retournée sur sa terre natale. Devenue prêtresse, elle menait paradoxalement une vie très libre, loin de l’image pré-faite de la danseuse pieuse qui prie et médite constamment. Elle me racontait ses escapades, ses amants, ses beuveries dans les bas fonds des villes prestigieuses, et je rougissais à l’entendre, à la fois envieuse et honteuse d’envier une vie pareille, loin de mon éducation si sage et parfaite. Cela l’amusait quand je lui disais le rythme de mes journées, de la préparation à mon devenir d’épouse fidèle. Plusieurs fois déjà, elle m’avait répété :

« Petite fleur, tu pourras toujours te préparer au mariage, mais c’est moi qui te cueillerais et te ferais chanter dans la nuit. »

Elle riais davantage lorsque j’enfouissais mon visage entre mes mains, car on ne pouvais pas dire que je savais repousser ses avances, ni ne voulais. Par la suite, nous nous revîmes pour d’autres loisirs. Le fait de séjourner dans la même résidence facilitait nos entrevues, que ce soit pour une promenade ou déjeuner ensemble. Lorsque ma mère me laissait un peu de temps, je le consacrais à ma nouvelle amie. Des fois, elle me reprochait de ne pas aller assez loin, de ne pas me battre, et on se disputait. Tout du moins, elle me disputait, et je pleurais. Je craignais de la perdre, de ne pas être assez bien pour elle. Elle me consolait à chaque fois, et le court des choses reprenait comme si de rien n’était.

Après quelques semaines de fréquentations, elle insista pour me faire sortir durant la nuit. J’étais trop anxieuse, mais elle y parvint. Des nuits faites de rires, d’alcool et de jeux, il y en eu beaucoup. Néanmoins, je n’arrivais pas à m’abandonner à mes prétendants, contrairement à elle qui s’effaçait des fois, me laissant en compagnie de joueurs et de ses amis. J’avais peur qu’il n’y ait des débordements un jour, il n’y en eu jamais. Un soir, nous finîmes dans une charmante villa où une fête avait eu lieu, languissant sur une terrasse après avoir longuement festoyer. Tout les invités s’étaient discrètement éclipsés, profitant de la nuit pour leurs dernières affaires. Chéfet et moi avions fait de même. Nous assoupissant sur un tapis, nous regardions les étoiles, seulement mon amie s’en détâcha très vite afin d’accorder son attention sur mon corps et me faire partager mes premières caresses.

Le lendemain, elle partait pour l’Égypte, et je redevins seule. Ou presque. Mère étudiait de plus en plus sérieusement les potentiels fiancés. Elle en avait déjà sélectionné certains et en discutait avec sa belle-mère. L’esprit et le cœur ailleurs, je les laissais faire sans y accorder d’intérêt. Je soupirais dans mes moments de solitudes, traînant dans mon sillage une lourde tristesse. Je n’étais plus qu’une fille bête et obéissante, cela facilitait ma peine de ne plus trop penser. Puis je songeais à mon amie partie trop loin, mais ce qui me manquait le plus c’était ma liberté. Retrouvant un peu de vigueur, je sus faire face à ma mère et réclamer mon émancipation.

Je pris pour prénom celui que la foule me donnait le plus souvent ; Doyel, tel l’oiseau qui prend son envol et chante de sa voix mélodieuse pour adoucir l’humeur. Jusque là, ma génitrice s’était opposée, elle m’avait enfermée pendant plusieurs jours afin que je réfléchisse à ma chance et mon avenir. Constatant que j’avais gagné en volonté, elle ne sut comment mener ce combat. Je menaçais de faire rater le mariage et d’aller voir des sorcières pour me rendre aussi stérile qu’elle, sinon de me suicider ou de me réfugier au temple pour ne plus jamais la voir. Elle répondit en m’envoyant chez un oncle très éloigné de là, jusque dans la grande Égypte, en jurant de ne plus jamais me revoir.

Je n’étais pas contre, malgré que cela me blessa intérieurement. Etait-ce réciproque ? Je ne le saurais jamais, et je préfère croire que non. Le voyage était instable, on m’avait fait introduire une caravane après le voyage en mer. Par instant nous traversions des zones très sécurisées, d’autres nous nous risquions dans des contrées presque désertes, si on considère les arbustes. Nous étions conscients qu’à chaque instant, le pire pouvait arriver, particulièrement lorsque les effectifs se réduisaient, et c’était une donnée qui changeait tout le temps. Je regrettais mon palais sûr et confortable contre lequel j’avais troqué de longues heures de marches, le désagrément des bagages et des vivres à surveiller. Je m’épuisais de ces routes interminables, bientôt mon calvaire pris fin.

Nous arrivâmes dans la civilisation ! Thèbes. Ce n’était pas mon point d’arrivée, bien heureusement je fis vite mon choix. Je n’avais même pas encore 16ans que je décidais de me prendre en main. Je fus d’abord chanteuse sur les places populaires, je n’en démordais pas jusqu’à avoir de plus belles scènes auprès des classes supérieures. J’en vivais bien, néanmoins je refusais souvent qu’on m’offre à dormir, préférant avoir le ciel pour me couvrir. Je sus me lier d’amitié avec les bonnes personnes, deux jeunes hommes d’à peu près mon âge, et je dois admettre que ma chance avait frappé car j’aurais pu tomber sur des gens mal attentionnés. Ils m’apprirent quelques règles de bases pour me débrouiller et fuir afin de vivre dans un vagabondage tranquille, en échange de quoi je partageais mes recettes. Nos liens ne s’étendirent pas au delà, ils disparurent pour une raison inconnue, quelques temps plus tard ce fut mon tour de partir sans dire au revoir.

Depuis, je mène cette drôle de vie, partagée entre la belle société et les ruelles cachant les truands mais également ceux qui mènent une double vie, je m’amuse de ce rythme entre bienséance et débauche. Ce n’est pas facile tout les jours, il arrive que je doive me battre alors que je ne suis pas des plus douées pour ça, tantôt parce que je représente une proie facile, tantôt parce que ma présence dérange, ou bien juste fuir et esquiver les ennuis comme les gardes qui soupçonnent des activités douteuses de ma part. Mon secret est de ne me lier avec personnes, d’éviter la durabilité et surtout, d’éviter l’amour autant que l’amitié. Peut-être trop solitaire, je me suis refusée l’affection de tout le monde depuis Chéfet, bien qu’il me soit arrivée de trouver du monde à mon goût je ne sais toujours pas me laisser aller. Aussi, pour d’avantage de tranquillité, je ne reste pas longtemps au même endroit et je vais jusqu’à changer de ville lorsque l’ennui devient trop fort.

Actuellement, je reçois quelques échos de l’Egypte qui faiblit, mais je dois dire que cela ne m’affecte pas trop encore. Peut-être devrais-je y songer, car on raconte que le pays n’a pas que des ennemis à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur, et que la place chancelante du Pharaon ne ferait que déchaîner les plus affamés de pouvoir. Je reste bien à l’écoute, toutefois je suis bien assez occupée avec l’instant présent.

 
Et toi, t'es qui ?

 

• Nom du personnage sur l'avatar & son origine : Jade, de la bande dessinée Djinn, dessinée par Ana Miralles.
• Forums fréquentés auparavant : Beaucoup.
• As tu des connaissances particulières en histoire? Je m'y intéresse, du moins j'essaye d'allier cohérence et fiction lorsque je fais du RP.
• Présence sur le forum : Actuellemnt 3/7.
• Un avis sur le forum ? Pour l'instant il me plaît Smile
codage par Artemis Epicode
 

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Dernière édition par Doyel le Dim 2 Fév - 18:08, édité 1 fois
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Anibal
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MessageSujet: Re: Doyel, Sirène de Lybie Dim 2 Fév - 17:32

Bienvenue à toi sur Eternity !

Ta fiche de présentation est très bien et ne présente pas d'incohérence.
Je te valide donc et te souhaite de t'intégrer facilement au forum.
N'hésite pas à participer au scénario et à poser toutes les questions que tu voudras, nous sommes là pour ça.
Je t'offre déjà 100 points d'Influence pour te féliciter de ta rapidité.
Au plaisir de te lire !

_________________

"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience."
René Char
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Doyel, Sirène de Lybie

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