Partagez| .

Ahmose | Au Service de Pharaon | Finish;

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Ahmose
Paysan

En savoir plus

MessageSujet: Ahmose | Au Service de Pharaon | Finish; Ven 31 Jan - 21:44


  Ahmose
 

 
« Qui ne connaît pas sa terre ne se connaît pas soi-même »
IDENTITÉ

 

• Nom : Ahmose.
• Âge : 43 ans.
• Lieu de naissance : Né d'un père nubien et d'une mère hébraïque, il est né en terre égyptienne et se considère comme tel. Il est né en Haute-Egypte, dans un petit village au frontière du Royaume de Koush.
• Statut : Paysan.
• Orientation sexuelle : Bisexuel.
• Éternel ou Mortel prédéfini ? Éternel.
• Conscience de son immortalité ? Il a commencé à se poser quelques questions sur les ravages du temps sur son propre corps mais n'a pas encore compris sa propre condition "d'être immortel".
• Dieu loué/idéal : Il loue avant tout Thot, Dieu du Savoir, et cherche ainsi à comprendre davantage le Panthéon égyptien. Notamment en s'intéressant à Anubis, Horus et Ptah. Il n'a pas pour autant renié la foi de sa mère.

 
PHYSIQUE

 

 • Taille : 1 mètre 92, qu'il tient de son père.
 • Poids : 71 kg.
 • Corpulence : Il est fort au niveau des épaules mais reste un être svelte de par sa condition sociale.
• Âge apparent : 28 ans.
 • Tics : Il se passe souvent une main dans les cheveux, sans avoir une quelconque signification. Il se passe souvent aussi une main devant les yeux quand il s'ennuie ou est gêné d'une situation.
 • Signes particuliers : Sa longue chevelure de jais, qu'il semble tenir de sa mère.
 • Autres : -

 

 
Caractère

 
Ahmose est un paysan. Un homme de la terre. Un être considéré comme simple, sans éducation. Et peut-être même, du point de vue d'un être au rang plus élevé, comme une simple bête. Au final, un être aux instincts primaires qui aurait besoin d'un maître sans quoi il ne saurait vivre par lui-même. Certainement que nombre d'hommes le considéreraient comme stupide ou idiot. Mais surtout, personne ne prendrait vraiment la peine de la regarder. Car il n'est qu'un homme dans une foule aux visages inconnus. Mais tout ceci est plutôt réducteur et fait de l'homme une simple bête de somme.

Ahmose n'est pas un être instruit. Il ne sait ni écrire, ni même lire. Quant à ses connaissances sur le monde, tout est restreint à son propre cocon. S'il connaît les visages de son village, le Pharaon lui est un parfait inconnu. Et sans le cérémoniel qui le précède, il ne saurait dire qui il est. Pas plus qu'il ne connait le visage de l'homme qui gouverne les terres, il ne connaît pas l'art militaire. S'il vit dans une région considérée instable, il n'a jamais dû prendre les armes de son vivant. Nulle connaissance venue du temple ou de la caserne, pas plus qu'une quelconque connaissance du Royaume et de sa vie lointaine, Ahmose n'en reste pas moins un être humain. Même si nombreux sont ceux qui le considéreraient comme un être stupide. A tort.

Ahmose est un homme intègre. Peut-être même trop. Tellement que l'on pourrait se demander pourquoi il agit de la sorte. Tellement que cela en devient même exaspérant. Prêt à sacrifier sa propre vie pour sauver le plus inconnu des êtres humains, il aime à pouvoir croire en la bonté de l'Humanité. Un poil naïf, le paysan n'en est pas pour autant dupe, à croire chaque mensonge qu'on pourrait lui sortir. Néanmoins, il veut faire son possible et nécessaire.

Ahmose est aussi et surtout un être humain. Attaché à la vie d'autrui, nombreux sont ceux qui pourraient le considérer comme un être lâche et couard. S'il devait affronter un ennemi, il préférerait laisser tomber son épée plutôt que devoir arracher la vie d'un homme. C'est dans cette optique qu'il ne souhaite pas s'attacher à une femme. Car il préférerait mourir sans qu'un être le pleure plutôt que d'arracher la vie d'un être où trop de fleurs viendraient se poser.

Ahmose n'a pas de miel entre ses lèvres. Si ce n'est pas une langue de vipère, il lui est plutôt rare de mâcher ses mots. Il dit ce qu'il pense. Il pense ce qu'il dit. Ce qui fait de lui le pire des politiciens ou des courtisans du Pharaon. N'ayant guère sa langue dans sa poche, Ahmose ne cache jamais son animosité face à quelqu'un. Surtout que notre Eternel est un homme rancunier, n'oubliant jamais le mal que l'on pourrait lui faire.

Croire le paysan sans peur serait encore une belle folie. Croire que le géant noir, venu de la Nubie profonde ne craint rien, même la mort, est une sottise que nombreux sont ceux prêts à le croire. S'il agit bien souvent de la sorte, vouloir à tout prix offrir sa vie plutôt que de voir celles arrachées ou lui-même les arracher, c'est sa peur de la mort qui le hante quotidiennement. Plus que cela même, c'est la peur de mourir seul. Sans cesse le débat fait rage en lui. S'attacher et blesser ? S'isoler et mourir seul ? Car là est son plus grand dilemme.

Finalement, comme tout être humain, Ahmose n'est pas dépourvu d'ambitions et de rêves. Et s'il n'en parle jamais à personne, ces derniers sont nombreux. L'un d'eux se trouve être celui de l'ascension sociale. Ne plus être un vulgaire paysan inconnu au service du Pharaon. Le métisse aimerait obtenir un rôle auprès de cet homme. Non pas pour satisfaire son unique ambition, mais pour changer la condition du paysan. Car là, à Memphis, ils sont depuis bien longtemps oubliés. Mais d'où il est, quelqu'un peut-il seulement l'entendre ? La grande ville entend-elle seulement le cri du campagnard ?

 

 
Histoire

 
Sommes-nous seulement définis par notre naissance ? Ou nos actes et paroles posés durant notre vie nous définissent à notre mort ? Avons-nous seulement le choix de décider ou sommes-nous sujets au Destin ? Si ces questions sont encore sans réponse, elles émergent pourtant doucement dans l'esprit du paysan. Aussi, il n'est pas rare qu'il se demande si le Temple ne connaîtrait pas la réponse. Ou encore de savoir quel culte pourrait lui fournir seulement une réponse suffisante.

Né sur les bords du Nil, dans un village sans histoire, inconnu du grand monde, Ahmose aurait dû vivre une vie commune. Il aurait dû vivre dans les champs. Donner la vie par sa semence. Mourir dans les champs qui l'auraient vu naître. Son temps de vie aurait été si court, si bref, à l'échelle du temps et de la vie, que 20 ans après sa mort, un autre porterait son nom, sans savoir qui de ses ancêtres l'avaient porté. Mais la vie est parfois bien étrange. Et le Destin de choisir des hommes qui n'ont rien demandé.

Né d'un père nubien, dont il a hérité la taille de géant, et d'une mère hébreux, dont la chevelure noire en est le plus vif héritage, il fut aussitôt dit métissé. Car sa peau n'était ni celle d'un Nubien, ni celle d'un Hébreux, mais un mélange des deux peuples. Dans ce village au bord du Nil, la vie précaire était rythmée par les saisons et les crues du Nil, tandis que les histoires mondaines et urbaines semblaient bien loin de son existence. Aussi, dès son plus jeune âge, il ne put se mettre à rêver de son avenir. Il serait comme son père. Il travaillerait la terre par la force de ses bras et vivrait des rentes. Et si sa mère lui offrit un semblant d'éducation hébraïque, la majorité égyptienne du village vint bientôt se faire entendre à son conscient. Si jamais, du temps où sa mère vivait encore, il n'eut embrassé ouvertement la foi égyptienne, son cœur se mettait en quête de ce savoir.

C'est à l'âge de cinq ans que ses parents décidèrent d'un nouvel enfant. Une fille dont le Destin tragique viendrait bouleverser l'adolescence du jeune garçon. Mais à cet instant où il la tenait auprès de lui, des étoiles dans les yeux, rien ne semblait pouvoir encore le bouleverser. Il était encore fort cet enfant. Il semblait aussi innocent que naïf. Mais c'est là même l'enfance de tout être humain.

Elle avait neuf ans quand le drame survint. Âgé de quatorze ans pour sa part, il continuait de vivre selon les crues, évitant soigneusement le contact avec la gente féminine alors que l'insistance parentale lui faisait savoir qu'il serait bientôt temps de féconder une femme qui deviendrait son épouse. Il repoussait l'échéance, sa sœur riait du désarroi de l'adolescent. Son père commençait à s'inquiéter pour sa propre descendance. Sa mère, elle, souriait discrètement.
Alors qu'il travaillait, avec son père, dans les champs, la jeune fille disparut. Non pas d'une fugue ou d'un départ précipité. Mais d'une mort brutale et soudaine que l'esprit du paysan n'avait pu concevoir. Elle avait glissé. Une stupide chute qui l'avait envoyée tout droit dans le fleuve. Et impardonnable, celui-ci l'emporta dans son sillage. Il partait à sa rescousse quand il vit cette dernière être emportée par le fond et remonté inerte, un filet de sang coulant de son front. Rien n'était encore décidé pour lui. Elle vivait encore, il le savait. Elle avait perdu connaissance mais il pouvait encore lui venir en aide. Mais son père l'arrêta brutalement dans son élan quand il vit deux crocodiles s'approcher et, bientôt, s'arracher sa petite sœur. Ce fut d'abord un corps déchiré en deux qu'il vit. Puis ce fleuve aux teintes rougeâtres. Elle n'était plus là. Alors qu'elle faisait partie de sa vie encore quelques instants auparavant, elle venait de lui être arrachée. Ses yeux embués par les larmes ne put, longtemps, se détacher du morbide spectacle. Comme s'il espérait une intervention divine. Comme s'il espérait que rien n'était vrai.
S'il crut que le pire était passé, les événements futurs lui firent comprendre que plus rien ne serait pareil. La mort de son unique soeur, si elle l'atteignait, détruisit sa cellule familiale. Sa mère ne se remit jamais de cette dernière et se laissa bientôt mourir. Son père se fit plus silencieux et son regard perdit la flamme qui l'avait animé pendant tant d'année. A l'aube de ses 18 ans, le métisse n'était plus le même que l'enfant innocent. C'est après cet événement qu'il se refusa tout simplement à prendre femme. Il avait vu la douleur de la perte d'un être aimé. Surtout quand ce dernier ne devait pas mourir avant soi. Il avait vu la peine et la dépression. Il avait vu son père s'éteindre lentement. Il ne voulait pas lui-même connaître cette douleur. Et souvent, pendant qu'il dormait, sa mémoire lui évoquait encore cet instant où sa sœur disparaissait dans le néant.

Alors âgé de vingt-quatre ans, l'Egyptien dût lutter pour sa propre vie. Non pas par les armes. Mais par la volonté. Pour son père, ce fut l'événement de trop. Ce dernier crut sa famille maudite par les Dieux. Il avait épousé une femme qui n'était pas comme lui et son union était mal vue. Aussi, il était normal que sa descendance en souffre. Une croyance qui vint le ronger les dernières années de sa vie.
Alors qu'il travaillait au champ, Ahmose fut mordu par un serpent. Certainement était-ce l'erreur du métisse, mais il ressentit aussitôt la blessure à sa cheville. Une douleur intense. Il s'écroula bientôt sous la fièvre et ce fut le médecin local, un homme aux compétences douteuses, qui vint rapidement à son chevet. Les rumeurs allèrent bon train. Pour certains, la famille était maudite. Pour d'autres encore, c'était une épreuve divine qui évaluait la volonté de vivre du sang-mêlé.
Combien de temps passa-t-il entre la vie et la mort ? Il n'aurait su le dire. Mais il survécut, renforçant la croyance selon laquelle le médecin local était lui-même béni par les Dieux. Quant à lui-même, s'il ne fut pas transformé par cette attaque, il se fit plus prudent dans les gens, comme lorsqu'il partait parfois pêché, scrutant les rives à la recherche de crocodiles. Son père disparut peu après son réveil, le laissant seul. Il n'avait ni femme, ni enfant, ni même un quelconque proche. Et doucement, il s'isola au sein même de son village tandis, aussi, qu'il gagnait le respect. Si son coeur était loin des péripéties, le physique du géant et son altruisme firent de lui un homme respecté. Car chacun reconnaissait ses épreuves. Mais surtout, il avait subi l'épreuve de la morsure du serpent.

Si l'instabilité générale régnait sur le Royaume, il eut la chance d'en vivre éloigné durant un temps. Loin des troubles des cités, des crises royales, son village, où chacun prenait maintenant le temps de le consulter, n'était pas exempt de quelques faits divers. Parfois, c'était une naissance. Parfois, c'était un mariage. Il restait aussi ces gens qui partaient au loin car la misère ne cessait jamais de prendre du terrain. Alors, les paysans fuient vers les grandes villes, comme si elles pouvaient subvenir à leurs besoins. Mais, surtout, lentement, le temps fit ses ravages. Doucement, les vieux vinrent à mourir et les jeunes prendre leurs places tandis qu'il ne semblait pas vieillir aussi rapidement qu'autrui. Comme s'il était un Ramsès, capable de se battre contre le temps. Et bientôt, alors que ses amis venaient à mourir, c'étaient leurs fils qui devinrent les siens. Tandis que des jeunes filles continuaient de se trouver un amant.
Mais comme le décrivent si souvent les anciens, une fois l'union entre Pharaon et les Dieux défaite, c'est le Nil qui se fait difficile. Et l'instabilité généralisée de se faire ressentir bientôt dans son petit village. Les crues du Nil se firent pénibles, ne déposant que quelques limons salvateurs. Les impôts se firent plus lourds encore quand les rentes diminuaient. On leur demandait plus quand ils faisaient de moins en moins. Les jeunes prirent la route pour trouver de meilleurs possibilités dans les villes d'Egypte tandis que les vieux venaient à mourir. Et dans le désert de son village, il poussa un soupir. Trop d'années difficiles avaient forcé l'exil et la mort des habitants. Ils n'étaient plus qu'une dizaine quand les plus vigoureux encore vinrent lui demander d'agir. Il avait voulu refuser, leur dire qu'il ne serait pas entendu. Mais ils n'en firent qu'à leur tête. Il devait agir car il était capable de se rendre à Memphis. Il était aussi le plus âgé des hommes de la communauté et comme il refusait d'épouser une quelconque femme, il n'était pas indispensable.

Il embarqua dans le premier navire qui se rendait en Basse-Egypte. Il devait se rendre à Memphis, là où tous les troubles avaient lieu. Il devait agir non pas seulement pour son village, mais pour tous ces paysans qui se mettaient à crever de faim. Il devait agir avant qu'une révolte vienne aux portes du Palais. Et peut-être pourrait-il aussi comprendre sa propre condition. Pour la première fois, il sortait de son village. Il voyait les splendeurs de l'Egypte éternelle. Il commençait sa propre quête, aussi. Celle du Savoir qu'il avait tant laissé de côté durant cette pénible vie.

 
Et toi, t'es qui ?

 

• Nom du personnage sur l'avatar & son origine : Kassim de MAGI : The Labyrinth of Magic
• Forums fréquentés auparavant : Difficile de les énumérer. Je suis passé par un certain nombre de forums et tous m'ont apporté un supplément. Very Happy
• As-tu des connaissances particulières en histoire? Bien sûr. Ce sont même mes études universitaires. o/
• Présence sur le forum : Régulière et quotidienne.
• Un avis sur le forum ? Je suis plutôt agréablement surpris du forum. Je suis surtout impatient d'en connaître un peu plus de ce dernier.
codage par Artemis Epicode
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Neema
Artisan

En savoir plus

MessageSujet: Re: Ahmose | Au Service de Pharaon | Finish; Sam 1 Fév - 16:25

Hey !

Comme je te l'ai déjà dit, j'aime beaucoup ta fiche ! Smile Je te valide donc, et te rajoute 100 points d'influence pour ta rapidité ! x)

Pense à aller poster dans le listing des avatars pris ~

Nee' ♪

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ahmose | Au Service de Pharaon | Finish;

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Une bibliothèque virtuelle au service du Droit
» Heartbreaker version girl [Finish]
» Avant de reprendre son service.. [Pv Fabien]
» INITE se met au service de Martelly
» [Finish] Because I love you ... Athens [Caly' & Alecto]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Eternity :: Prologue :: Biographies :: Biographies publiées-